Ces derniers temps, la viticulture française est confrontée à de nouveaux défis. D’un côté, il y a la percée de nouveaux pays producteurs sur le marché mondial des vins. Et d’un autre, il y a la question environnementale qui commence à préoccuper beaucoup de gens qui du coup se tournent vers les vins naturels. Mais que se passe-t-il exactement ? Explications.

La percée de nouveaux pays producteurs sur le marché mondial des vins

Les pays producteurs dits pays du nouveau monde tels que l’Australie, le Chili, l’Argentine, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande connaissent de nos jours le succès. Ils mettent en avant une nouvelle stratégie qui met en cause la domination des pays grands producteurs historiques de vins en proposant des vins séduisants et en misant sur des conditions de production favorables.
Les vins du nouveau monde sont effectivement très réputés pour leur caractère exotique et pour leurs qualités intrinsèques. Ils sont peut-être simples, mais ils sont fruités et légers et ils ont comme cépages, des cépages internationaux du genre : cabernet-sauvignon, merlot, syrah, pinot noir, sauvignon blanc et chardonnay.
Question conditions de production, les pays du nouveau monde bénéficient de conditions pédologiques et climatiques très propices avec un bon niveau d’ensoleillement. Ils bénéficient également d’un cadre réglementaire favorable qui n’interdit ni l’irrigation, ni les assemblages, ni les pratiques œnologiques. Ainsi, ils peuvent donc produire et améliorer leurs vins selon une logique quasi-industrielle et ils peuvent aussi profiter d’une meilleure rentabilité.

La prise en compte des enjeux environnementaux

Par ailleurs, la prise en compte des enjeux environnementaux s’est également imposé au secteur viticole ces dernières années. Presque tous les viticulteurs sont conscients qu’il faut adopter des pratiques viticoles plus respectueuses de l’environnement pour garantir la viabilité et le caractère durable de la viticulture et aussi pour préserver la nature et la santé de l’homme.
Parmi les pratiques incontournables, il y a lieu de citer, par exemple, l’analyse du sol avant fertilisation et le suivi des intrants afin d’adapter les apports minéraux et organiques au strict besoin du sol. Ensuite, il y a la protection biologique des vignes, notamment l’utilisation d’organismes vivants pour lutter contre les parasites.
Il y a également la réduction des traitements phytosanitaires qui permet d’éviter les maladies de type mildiou et botrytis. Sans compter l’enherbement des rangs de vignes qui permet d’empêcher le ruissellement des produits phytosanitaires.
Il convient de noter que cette production raisonnée du vin ne concerne pas uniquement la culture de la vigne. Elle exige aussi l’adoption de pratiques respectueuses de l’environnement lors de l’élaboration du vin : réduction de la consommation d’eau dans les chais, diminution de la charge polluante des effluents de caves, traitement des déchets, …

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